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Travail-famille : 5 conseils pour trouver l’équilibre

Article de blogue

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Temps de lecture : 6 minutes

Lorsque nos revenus sont directement liés à la quantité et la qualité du travail effectué, cela peut causer une pression financière propice à perturber l’équilibre travail-famille. Être artisan·e entrepreneur·e, c’est porter beaucoup de chapeaux : il est question de gérer à la fois la direction générale, artistique et financière, les ressources humaines, les opérations et la production de ton entreprise. 

Experte en ressources humaines et mentor auprès de la communauté de Quartier Artisan, Barbara Pieuchot dépeint cette réalité que peuvent vivre les artisan·e·s avec adresse et empathie : 

« La gestion multiple exige une attention et des disponibilités accrues. Que ce soit le matin ou le soir, au-delà des heures de commerce au détail, les ventes en ligne impliquent un service à la clientèle constant et proactif. Le·la client·e est roi·reine et ne se demande pas si l’artisan·e est en congé ou pas. Il·elle veut des réponses rapidement. » 

En réponse à ces défis, nous te proposons des pistes de solutions et les lançons telles des bouées à la mer dans le but de t’aider à instaurer une saine conciliation travail-famille. 

1. Définir ses moments de productivité 

Quand on pense à être son propre patron·ne, la flexibilité d’horaire est de loin ce qui fait rêver le plus. Certes, il y a l’envers de la médaille, comme par exemple les imprévus à gérer ou la discipline de travail à développer, mais il n’en demeure pas moins que le fait de pouvoir décider de ses plages horaire de travail est un aspect duquel il faut profiter!

Pour ce faire, l’idéal est de miser sur les moments où la productivité vient le plus naturellement, et de ne pas bouger ces plages horaires coûte que coûte. Est-ce le matin très tôt? Ou encore, à partir de la fin de l’après-midi? À toi de déterminer ce qui fonctionne le mieux et de protéger ces moments comme si ta vie en dépendait!  

Une fois que les périodes de productivité maximale ont été déterminées, une question demeure : quelles activités non-professionnelles sont importantes à tes yeux? Que ce soit de passer du temps de qualité avec ses enfants, d’aller courir à l’extérieur ou encore de préparer le souper avec son·sa conjoint·e, ces moments méritent tout autant une place importante à l’agenda. 

Bien entendu, on peut pas tout faire! Il faut prioriser ce qui a de la valeur à nos yeux et être stratégique dans la manière de gérer les autres tâches afin qu’elles n’affectent pas les plages horaires importantes.

Que pourrais-tu déléguer, remplacer ou même laisser tomber pour gagner du temps à consacrer à ce qui est réellement important? On s’adresse ici autant à ce qui aura un impact sur la croissance de ton entreprise que sur ton équilibre personnel. 

Femme qui fait de la poterie
2. La semaine de 7 jours sur 7, c’est non!

Mine de rien, il peut être tentant de toujours travailler, par exemple en répondant à des courriels, en modérant ses réseaux sociaux en continu, en magasinant un·e nouveau·elle fournisseur·euse, pour en nommer quelques exemples.

Or, cette manière de faire est ni durable pour sa santé mentale ni celle de son entreprise.

Quand on vit un déséquilibre, souligne Barbara, la fatigue ou une baisse de performance sont constatées et affectent notre entourage comme la qualité de notre travail.  La consultante en ressources humaines recommande en ce sens de travailler seulement quatre jours par semaine. 

Pourquoi? 

Ce type d’horaire a l’avantage de libérer trois jours dédiés à sa vie personnelle et de permettre ainsi de réduire le stress vécu pendant la semaine. La motivation de retourner travailler s’en retrouve vivifiée, ce qui exerce d’autant plus une influence positive sur la productivité. 

Et qui plus est, la contrainte de temps exige une plus grande dose d’intentionnalité. Le fait d’avoir moins de temps aide autant à prévenir de la procrastination que du perfectionnisme. N’est-ce pas fabuleux? 

3. Ce qui se ressemble s’assemble 

Afin de gagner en productivité autant dans la sphère professionnelle que personnelle, effectuer les tâches similaires d’un seul coup s’avère plus efficace que de les répartir sur plusieurs jours. Pour tous ces appels à effectuer, ou encore toutes ces étiquettes à coller sur de nouveaux produits, mieux vaut s’y adonner durant une plage horaire condensée. 

Tu l’as sans doute déjà remarqué, mais le fait d’éparpiller notre attention à plusieurs endroits a tendance à nous fatiguer plus rapidement, et à nous éloigner des tâches importantes à accomplir.

Passer d’une tâche à une autre nécessite un certain temps à notre tête, alors vaut mieux effectuer plusieurs petites tâches reliées à un même thème que de passer du coq à l’âne entre la lessive et la paperasse administrative. 

L’idée de gérer sa productivité implique de prioriser ce qui fera de notre journée un succès et de condenser les tâches similaires de manière à conserver notre espace mental à ce qui aura le plus grand impact sur la croissance de son entreprise. 

4. Séparer l’atelier de sa maison 

Notre corps associe certaines habitudes à certains endroits. Pour gagner en efficacité, l’entrepreneur et auteur du livre Atomic Habits, James Clear, suggère d’éliminer tous les choix qui pourraient nous éloigner de ce qu’on souhaite accomplir. 

En fait, c’est que notre corps fonctionne par automatisme. Quand on y pense, il n’y pas de remise en question lorsque vient le temps de se brosser les dents. On a simplement franchit le cadre de porte de la salle de bain, puis l’action s’est réalisée sans qu’on s’en rende compte. Si on est dans son atelier, on ne pensera pas à écouter la télévision, puisque cette option n’existe probablement pas. Or, si on souhaite créer dans son salon, ce sera difficile de ne pas écouter la télévision. 

Les implications de ces gestes automatisés s’appliquent tout autant aux sphères professionnelle que personnelle. Ce n’est pas parce qu’on peut théoriquement travailler de partout qu’il s’agit d’une bonne idée. Au contraire, le fait de restreindre certaines actions à certains endroits permet à la fois de mieux travailler, mais aussi de mieux se reposer lorsque vient le temps de le faire. 

Tu t’es peut-être déjà surpris·e en train de répondre à des courriels de client·e·s juste avant de dormir? Si c’est le cas, les probabilités sont fortes que tu réfléchissais encore au travail même après avoir envoyé ton message. Ou encore, t’es-tu déjà retrouvé·e aux prises d’un petit creux alors que tu travaillais depuis la table de cuisine? C’est que ton corps s’est habitué à associer l’action de manger avec la cuisine. 

Alors, considère les meilleurs endroits pour travailler, et fais de chez-toi le meilleur endroit pour te reposer et passer du temps de qualité avec ceux qui comptent dans ta vie. Et si ton atelier est à la maison, de quelle façon pourrais-tu délimiter les activités pour chaque pièce ou encore pour certains espaces chez toi? 

5. Transitionner du travail vers le repos 

Comment fais-tu la transition entre le travail et le reste de la vie? As-tu une routine à cet effet? Ce type d’habitude aide à fermer le dossier « entreprise » de sa tête et à faire de la place mentale pour autre chose (en l’occurrence, la vie!). 

Il peut être tentant de vouloir garder le contrôle sur les activités de son entreprise à chaque moment. Ne t’en fais pas, de toute façon, la matière grise continue de solutionner des problèmes même quand on n’y pense pas consciemment. C’est ainsi qu’on se retrouve dans un état d’épiphanie lorsqu’on prend un bol d’air frais à l’extérieur de la maison. Les meilleures idées pour optimiser sa production surviennent aux moments les plus aléatoires. 

Alors, laissons notre subconscient faire son travail et permettons-nous d’éteindre l’interrupteur « travail » à certains moments. Mais pour ce faire, il faut une routine qui passera le mot à notre tête. Comme on l’a évoqué dans le paragraphe précédent, notre corps a besoin d’éléments déclencheurs qui induiront une certaine action par la suite.

Il peut s’agir, par exemple, à la fin d’une journée, de passer en revue ce qu’il reste à faire, puis de déterminer le moment où les tâches seront effectuées pour les prochains jours. Cette idée a été suggérée par David Burkus dans ce blogue de TED ideas, mais il en existe une panoplie.

Que ce soit le fait de laisser son ordinateur dans l’atelier, quitter physiquement son lieu de travail pour se rendre à la maison, ne pas avoir accès à ses courriels depuis son téléphone mobile, ces petits déclencheurs permettent de passer du travail à la vie personnelle avec une paix d’esprit. Et surtout, de revenir en force avec les idées claires le lendemain! 

Auteure : Jessica Hébert

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