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Bourse F1840 x Emmanuel Péluchon, ébéniste écoresponsable

20 janvier 2021

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Temps de lecture : 3 minutes

La Fabrique 1840 par Simons, fier partenaire de Quartier artisan depuis leurs débuts, a remis une bourse à trois artisans de notre cohorte 2020 afin de couvrir leurs frais de participation à l’Accélérateur. Notre équipe s’est entretenue avec les trois boursiers au sujet de leur expérience au sein de notre récente cohorte, les projets futurs de leur entreprise ainsi que la manière dont ils entrevoient les tendances à venir en matière de commerce local.  

Emmanuel Péluchon, boursier F1840, est ébéniste et boisselier. Dans son atelier situé à Bedford, l’entrepreneur crée des meubles sur mesure et des objets de curiosité en privilégiant l’usage de bois d’éco-foresterie et en revalorisant les retailles issus de ses projets. Il applique le savoir-faire qu’il a consolidé en France depuis ses 18 ans. Soucieux de l’environnement, Emmanuel investit dans la plantation d’arbres auprès de Carbone Boréal pour compenser le carbone émis lors de ses déplacements en voiture et en avion. 

1. Parle-nous de ton passage à l’Accélérateur. Comment s’est-il déroulé sur les plans humain et professionnel?  

« Sur le plan humain, beaucoup diront que 2020 fut un désastre! Et c’est vrai à bien des égards. Faire partie de cette cohorte d’artisans a été un privilège, une bouée de sauvetage mentale au moment où des milliers d’autres artisans restaient seuls avec leurs questionnements. Le fait d’avoir été stimulé intellectuellement par toutes sortes d’enjeux a grandement aidé à faire passer la lourdeur du confinement. […] Sur le plan professionnel, j’ai beaucoup apprécié tous les coachs que nous avons rencontrés. Je ne m’attendais pas à un panel aussi diversifié de formateurs aussi intéressants les uns que les autres. La formation avec l’exercice NOVA de connaissance de soi, où j’ai appris à intégrer mes objectifs personnels dans ma planification professionnelle, restent des moments forts. Les 15 heures de coaching individuels m’ont permis d’approfondir certains aspects qui méritaient plus d’attention tout en respectant mon propre rythme. […] Les rencontres avec les spécialistes m’ont fait réaliser à quel point il est pertinent de faire le choix de déléguer certains aspects de notre vie professionnelle pour mieux se concentrer sur ses forces. »

2. L’orientation stratégique de ton entreprise a-t-elle évolué depuis ton passage à l’Accélérateur?

 « C’est pour moi l’aspect majeur de cette expérience de formation. Alors que j’entrais à Quartier artisan avec des projets précis à réaliser, en cours de route, ceux-ci ont été remplacés par d’autres plus pertinents. Un vrai effet de surprise! Ma nouvelle stratégie consiste donc à ajouter une nouvelle branche à mon activité qui va dynamiser l’ensemble de ce que je fais déjà. Une voie dans laquelle je n’aurais peut-être pas osé m’engager seul. Cette stratégie va se concrétiser sur une durée bien plus longue que celle de mes projets initiaux, mais puisque cette façon inattendue de développer mon activité a plus de chance d’être solide et durable, pourquoi pas se lancer ? » 

3. Qu’as-tu appris des autres artisans de la cohorte?

« Il est très intéressant de voir comment chaque individu réagit devant une même problématique. Certains trouvent des idées que d’autres n’auraient pas eues. Parfois, l’expertise d’un métier permet d’en éclairer un autre, tout comme le vécu personnel enrichit l’apprentissage collectif. J’ai en particulier beaucoup aimé découvrir ce formidable outil qu’est le codéveloppement, cette possibilité d’apprendre au contact des autres grâce à l’échange, l’entraide et l’intelligence collective. »

4. Que représente pour toi le lien que ton entreprise entretient avec Fabrique 1840?  

 « Un lien de reconnaissance car c’est la première bourse que je reçois pour me donner l’occasion d’améliorer la gestion et pratique de mon métier via le programme de formation de Quartier artisan. […] [C’est aussi] une fierté d’appartenir à un réseau d’artisans reconnus pour leur passion, la qualité de leur travail et la motivation qui en découle. »

5. Quels projets futurs ton entreprise nous réserve-t-elle?   

« L’ajout d’une nouvelle branche d’activité très prometteuse qui aura un impact positif sur mon chiffre d’affaires sans compromettre le plaisir que j’ai de pratiquer mon métier. » 

6. Comment entrevois-tu le futur des entreprises artisanales et de la consommation locale pour les années à venir?  

« J’ai la certitude que la crise sanitaire va avoir des conséquences favorables à un changement de mentalité qui à son tour encouragera fortement l’achat local. Je l’observe déjà dans mon atelier. Par contre, j’ai la crainte qu’à long terme, la crise économique qui découle de la crise sanitaire menace cette tendance. Le coût de l’achat local étant plus élevé que celui des produits importés, l’érosion du pouvoir d’achat mènera probablement à une réduction des dépenses dans le secteur des métiers d’art. Mais je reste optimiste et espère que cette crise sera aussi l’occasion de faire mûrir de très belles initiatives pour promouvoir les entreprises artisanales et insuffler de profonds changements bénéfiques dans nos vies et pour notre société. »

Découvrez les créations d’Emmanuel Péluchon disponibles à la Fabrique 1840

Visitez le site internet d’Emmanuel Péluchon

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Crédit photo : Nat Martin photographie

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